Devenir photographe professionnel : Du rêve à la réalité…

Devenir photographe professionnel - Conseils par PlancheContact

Sommaire de l'article

Devenir photographe professionnel : du rêve à la réalité

Photographe professionnel est le métier préféré des français numéro 1 selon une enquête ou métier préféré numéro 2 selon un sondage.

Il est vrai que chaque année, plus de 450.000 appareils photo reflex et hybrides sont vendus en France. On comprend alors mieux l’explosion du nombre de photographes professionnels en France et dans le monde.

Le photographe professionnel est à première vue peu différent du photographe amateur :

  • Même passion pour l’art et la pratique de la photographie.
  • Mêmes équipements de prise de vue et de traitement.
  • Même besoin de reconnaissance pour son travail.

Cependant, il existe bien une différence entre un photographe professionnel et un photographe amateur :

  • Le photographe professionnel crée des images pour ses clients et facture son service.
  • Le photographe amateur réalise des images pour lui-même, sans impératif de rémunération.

Car oui, du rêve à la réalité, devenir photographe professionnel, c’est créer et gérer une entreprise. Et un business est viable uniquement :

  • S’il correspond à des marchés : clients,
  • Qu’il créé du chiffre d’affaires : ventes,
  • Et qu’il génère une rémunération : bénéfices.

Je vais débuter la publication d’une série d’articles dont l’objectif est d’aller au-delà des compétences techniques et artistiques requises pour devenir photographe professionnel.

Je vais donc me concentrer presque exclusivement sur les épineuses questions liées au fameux « Business Plan » et aux stratégies de commercialisation. Vous savez, ces points « moins sexy » qui pourtant doivent-être clairement définis par tout entrepreneur.

Car si la photographie est votre passion, vous n’êtes pas obligé d’en faire un métier.

Mais si c’est votre choix d’être photographe professionnel et ainsi correspondre aux besoins de vos potentiels clients, alors il vous faut être conscient des fondamentaux de la gestion, de la production, du marketing et également de la vente.

Il existe de nombreuses ressources pour développer votre entreprise, dont beaucoup spécialisées pour la création et le développement d’une entreprise photographique.

Dans ce premier article, nous allons donc nous concentrer sur ce qui a évolué ces dernières années. Car certaines notions doivent être adaptées à notre époque contemporaine, car le monde a changé et sa course à l’évolution est constante.

 

Devenir photographe professionnel : un métier en mutation

Je suis – Samuel Malarik, formateur, expert et conseil auprès des photographes professionnels – quatrième génération de photographes, mais également photographe de formation.

Pendant les quatre années de mes études photo, j’ai pu suivre de nombreuses entreprises photographiques de différentes spécialités.

De même que j’ai depuis 12 ans, au travers de mon aventure PlancheContact, rencontré et observé des centaines d’entreprises photographiques françaises et internationales.

Voici un petit résumé des points clés pour chaque période, dont l’objectif est de vous proposer une analyse qui vous aidera à comprendre les faits pour chaque époque et ainsi comparer avec la période dans laquelle nous vivons actuellement.

Car nous pouvons nous référer aux modèles du passé, mais vous allez voir que rien n’est plus pareil aujourd’hui. Pire, ça évolue de plus en plus vite et les photographes professionnels devront alors s’adapter aussi très rapidement.

Mon arrière-grand-père, au début du 20ème siècle :

Les photographes amateurs étaient peu nombreux, car le matériel et les services de labo étaient inaccessibles pour la majorité de la population.

Il photographiait en noir et blanc avec une chambre en bois, sur des négatifs en plaques de verre qu’il développait lui-même dans son laboratoire.

Son chiffre d’affaires était à 100% issu de la prestation de services photographiques : portrait, identités, reportages.

La complexité technique limitait le nombre d’artisans photographes. Les clients étaient obligés d’aller chez le photographe pour avoir une photographie.

Mon grand-père, avant la Seconde Guerre mondiale et jusqu’aux années 70 :

La photographie devenait de plus en plus accessible. Des appareils photo étaient vendus dans son magasin, avec un service de laboratoire amateur.

Il photographiait en noir et blanc, au moyen format, au studio et avec des éclairages à lumière continue. Il gérait son laboratoire par lui-même, sans sous-traitance.

Son chiffre d’affaires était principalement issu de la prise de vue, mais également de la vente de matériel et de services de laboratoire amateur.

Le marché explose et la demande est croissante. Le portrait photographique est un patrimoine dont chaque famille se doit d’avoir pour les étapes majeures de la vie.

Mon père, à la fin des années 70 jusqu’aux années 2000 :

Photographier était accessible à tous, même pour les enfants, avec les appareils photo jetables. Les photo-clubs se développent en nombre partout en France.

Il photographiait au moyen format sur films 120 couleurs au studio avec des éclairages à flashs électroniques. Grosse nouveauté, il sous-traitait tous ses travaux de laboratoire.

Le chiffre d’affaires était réparti en 3 tiers : 1/3 de prise de vue, 1/3 de vente de matériel photo et 1/3 de laboratoire. Le mariage était avant tout un portrait au studio ou au parc.

Avec l’explosion des appareils photo amateurs, moins de clients en studio. Mais cette baisse d’activité est compensée par la forte croissance des services de laboratoire amateur.

Année 2000 à 2008 – Migration de l’argentique vers le numérique :

Les ventes d’appareils photo numériques « experts/pros » explosent. Les logiciels sont prioritairement destinés au « grand public ».

Les boîtiers 24×36 numériques remplacent les moyens. La photo de mariage est influencée du « photojournalisme » et le portrait plutôt « lifestyle », un certain renouveau de style.

Les « magasins photo traditionnels » diminuent la part du négoce pour se recentrer sur la prise de vue de portrait et de mariage.

Le baby-boom des années 2000 combiné aux nouvelles technologies internet font exploser la demande d’une photographie « lifestyle » et de mariage « reportage photojournaliste ».

Années 2008 à 2015 – Croissance du nombre de photographes :

Les ventes d’appareils photo compacts numériques régressent. Les ventes d’appareils reflex restent stables à 500.000 unités vendues par an, en France. La fusion photo/vidéo émerge.

De nombreux photographes amateurs deviennent professionnels, aidés par la création en France d’un régime simple et avantageux pour se lancer en entreprise : l’auto-entreprise.

Plus besoin d’un magasin, un site/blog avec un bon référencement suffit. De nouveaux créneaux de photographie se développent : le boudoir, la grossesse et les nouveau-nés.

Une nouvelle génération de clients émerge, avec une rupture de mœurs et de budgets comparés aux autres générations. Les fichiers numériques sous clé USB sont une norme.

Années 2015 à aujourd’hui – Mutation majeure des acteurs de la photographie :

Les smartphones ont remplacé les appareils photo compacts pour le grand public. Les petits appareils photo hybrides remplacent les appareils réflex. La vidéo explose.

Le nombre de photographes a doublé, la profession est majoritairement féminine et plus des 2/3 des photographes professionnels sont « Slashers » (double activité).

Les magasins traditionnels disparaissent pour laisser place à des studios sans vitrines. Le site internet est maintenant soutenu en plus du référencement, par les réseaux sociaux.

Le marché de la formation explose, aidé par le développement fulgurant du « Do it Yourself ». Les plateformes d’uberisation de la photo attirent de plus en plus de clients.

La crise économique de 2008, les smartphones et les réseaux sociaux : principaux accélérateurs de cette mutation des comportements des clients

La crise économique mondiale de 2008 est un tournant des modèles de pensées et de consommation. Le client est de plus en plus acteur de ses choix et impose aux marques sa volonté de contribuer activement au développement économique et social de la société.

De même que l’accès permanent à Internet et à ses solutions via des applications depuis des smartphones ont totalement bouleversé la manière de trouver, acheter ou encore converser avec les autres. Dorénavant, les clients souhaitent avoir des réponses sans attente.

Enfin, les nombreux réseaux sociaux transforment le marketing. Aujourd’hui, les clients contribuent activement à la promotion ou au dénigrement d’une marque ou d’un produit via des commentaires et des notes. Le bouche-à-oreille digital est rapide et exponentiel.

 

Devenir photographe professionnel : Quelles évolutions à prendre en compte pour les photographes professionnels en 2017 ?

Nous vivons dans une époque inédite, où les repères sont différents et les outils nouveaux. Nombre de choses de notre vie quotidienne ont évolué ou ont été entièrement inventées.

Il y a encore 20 ans, téléphoner sans fil et avoir accès à Internet était rare et magique.

Aujourd’hui, on communique par Skype/Facetime depuis n’importe quel lieu et on a accès en permanence à Internet pour plein de services qui n’existaient pas encore dans l’imaginaire 20 ans auparavant.

Il y a encore 20 ans, le photographe professionnel était plutôt un homme qui shootait en argentique. Il avait une boutique en centre-ville avec une vitrine. Et avait une clientèle captive de ses prestations de service.

Aujourd’hui, la photographie est numérique et les photographes professionnels sont majoritairement des femmes. Les vitrines sont le site internet et les réseaux sociaux. La clientèle a un grand choix d’offres et n’a pas forcément besoin de photographes professionnels pour obtenir des images qualitatives.

 

Devenir photographe professionnel : Pourquoi cet adjectif « professionnel » ?

Il y a quelques jours, lors d’un échange avec un ami entrepreneur de la photographie québécois, il me taquinait sur ce fameux adjectif « professionnel » associé à mes articles sur les photographes.

En effet, pour lui le cousin d’Amérique de Montréal, lorsqu’une personne recherche un photographe, il recherche une solution de photographie. Et qu’importe que la solution soit offerte par un « amateur » ou un « professionnel », car seul le résultat compte.

Pourtant, cet adjectif est important, car il rappelle aux photographes professionnels qu’il existe une nuance importante entre un professionnel et un amateur :

  • Le photographe professionnel crée des images pour ses clients et facture son service.
  • Le photographe amateur réalise des images pour lui-même, sans impératif de rémunération.

Et aujourd’hui, il est réellement très important de prendre conscience que les métiers de la photographie et les clients ont évolué. Et devenir photographe professionnel est donc à présent une autre réalité que celle des « cartes postales » relayées par notre subconscient.

 

Se positionner exclusivement sur le luxe et le haut de gamme, est-il toujours un bon conseil pour la situation d’aujourd’hui ?

Le conseil récurrent proposé jusqu’à présent aux photographes professionnels de portrait et de mariage qui souhaitent « reconstruire » leur stratégie d’entreprise est de « monter en gamme ».

Il est vrai que les marges sont plus confortables dans l’industrie du luxe. Cependant, est-ce réellement la solution ?

Pourquoi le haut de gamme est préconisé ? Souvent parce qu’il est admis qu’il vaille mieux se concentrer sur ceux qui ont les moyens de payer le prix de ces produits et services haut de gamme, la fameuse catégorie sociale des « CSP+ », des personnes au pouvoir d’achat plus élevé que la moyenne nationale.

Aussi, nous sommes influencés par les performances des marques du luxe et du premium. Les articles de presse pleuvent sur les performances commerciales des smartphones haut de gamme. Les reportages de la presse plébiscitent le marketing des marques de luxe de la mode. On entend souvent que les ventes de voitures premiums allemandes ne se sont jamais aussi bien portées…

Cependant il faut faire attention et analyser plus finement les gros titres. Car si les marques de luxe s’en sortent en apparence très bien aujourd’hui, il faut tout prendre du recul d’analyse pour mieux lire entre les lignes et de ne surtout pas généraliser la situation.

Car toutes les marques de luxes sont concernées par les évolutions du comportement d’achat actuels et à venir de la consommation. Et les performances comptables globales et internationales – c’est à dire en dehors des marchés nationaux – cachent également des sous-performances nationales et dans les marchés historiques.

De même que nous oublions que les catégories sociales privilégiées ne sont pas toujours les clients des marques de luxe et premium. Et même ironiquement, ces classes sociales si convoitées ne sont pas forcément celles qui accepteront d’acheter plus cher un produit ou un service.

Enfin, on ne devient pas une marque de luxe du jour au lendemain. Il faut du temps, beaucoup de temps, pour se créer une légitimité de marque de luxe. Et pour la plupart des photographes professionnels, ils n’ont pas ce « luxe » d’avoir ce temps.

 

Les niches du luxe et du premium sont aujourd’hui de plus en plus menacées et remises en cause par les jeunes générations

Les stéréotypes ont la vie dure et les stratégies marketings et commerciales sont trop souvent basées sur des informations qui n’ont pas été remises à jour. Car le paysage économique et social est aujourd’hui inédit. Plusieurs générations aux valeurs et aspirations très contrastées représentent dorénavant la société de consommation contemporaine.

Savez-vous quel est l’âge moyen d’achat d’une voiture premium en France ? C’est entre 50 et 60 ans selon les marques. Car plus qu’une niche de marché pour personnes aisées, c’est avant tout une clientèle de générations plus anciennes.

Cependant, pour la photographie de mariage et de portrait, c’est avant tout une clientèle jeune. On n’a pas aujourd’hui 60 ans pour son (premier) mariage. Et il en va de même pour les marchés de la photo de grossesse, de naissance ou des jeunes familles.

Et les « Millenials » imposent des marques de luxe une justification permanente de sa valeur économique réelle : value-cost. Pire, ils souhaitent des marques de luxe dorénavant une combinaison que l’on pense impossible : le premium, le service et le low cost.

 

Le luxe est toujours recherché par les jeunes générations Y et Z, mais au meilleur rapport qualité/prix : le low-cost & le value-cost

Aujourd’hui, aucune industrie du service ne résiste à la concurrence du low cost. Et même les marques de luxe s’adaptent en lançant également leurs propres gammes low-cost.

Prenons l’exemple des compagnies aériennes low cost. Avant les compagnies low cost, voyager en avion était un luxe réservé à des privilégiés ou des hommes d’affaires. Soit ils avaient les moyens financiers, soit les billets étaient payés par les entreprises.

Depuis le développement de RyanAir, EasyJet et les nombreuses autres compagnies aériennes low cost, le nombre de voyageurs en avion a explosé sur tous les marchés. Statistiquement, le low cost représente près de 30% des vols internationaux et surtout environ 50% des vols intraeuropéens !

Outre le fait d’avoir gagné d’anciens clients de compagnies aériennes traditionnelles, les compagnies low cost ont avant tout créé un tout nouveau marché de voyageurs. De nouveaux clients qui n’auraient jamais pris l’avion de leur vie si ces compagnies low cost n’existaient pas, car ils offrent des tarifs réellement abordables.

Aujourd’hui, néo-voyageur aérien et voyageurs fréquents n’acceptent plus les anciennes tarifications et souhaitent des prix plus en adéquation avec notre société moderne. On peut parler de concurrence déloyale. Mais une entreprise existe seulement si elle sert des marchés, des clients. Et si les clients désertent, il n’y a plus de rentabilité, et donc pas d’entreprise.

C’est-à-dire que la notion de low cost renforce la volonté d’une tarification « value-cost ».

Aujourd’hui, les compagnies aériennes traditionnelles – tels que Air France, Lufthansa ou Iberia… – développent des filiales low cost à prix réduit pour concurrencer les compagnies low cost. Car au-delà d’avoir créé de nouveaux marchés de voyageurs, les low cost ont durablement bouleversé les tarifs perçus et acceptés par toutes les catégories de voyageurs.

Prenons l’exemple d’Air France et ses quatre marques :

  • Transavia pour les marchés touristiques,
  • HOP! pour les marchés nationaux,
  • JOON pour les clients des générations Y et Z.

Justement, ces fameuses générations Y et Z – aka Millenials – essayons de comprendre ce qu’ils sont et comment ils gèrent leur budget… Mais ce sera l’objet d’un prochain article.

 

Faut-il alors arrêter de viser le marché du luxe ?

Difficile réponse à apporter, mais je dirai que non, mais avec une grosse nuance. Il est clair qu’il ne faille pas se focaliser exclusivement sur ce marché du luxe, car il est à la fois difficile à aborder, long à se créer une légitimité et extrêmement étroit en termes de volume de clients potentiels.

Et la nuance importante est l’objet de mon article : attirer l’attention sur la technique du « Marketing Mix » qui permet alors de définir des niveaux de prestations, de tarifs et de qualité différenciés, afin de correspondre à des marchés différents.

Donc, ne pas exclusivement se focaliser sur une niche de marché, mais proposer des offres correspondant à tous les profils de marchés existants de son environnement social, culturel et géographique.

Donc, tout simplement « ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier ».

 

Générations Y et Z : Les clients du présent et du futur pour les photographes

Les générations Y et Z, sont et seront vos clients majoritaires d’aujourd’hui et de demain. Et ils imposent des règles du jeu marketing et commerciales complètement différentes de celles dictées et héritées des précédentes générations, dont les baby-boomers.

 

Générations Y et Z : Qui sont-ils ?

Bien au-delà des ressources humaines comme décrit dans la vidéo du conférencier québécois Carol Allain, le choc des générations est global et impacte complètement notre société contemporaine.

Les clients issus des générations Y et Z, sont appelés les « digital natives », ceux qui sont nés ou ont grandi avec les nouvelles technologies. Pour eux, préciser « numérique » pour un appareil photo n’a pas de sens, car ils ne connaissent que le numérique et ne savent pas vraiment ce qu’est l’argentique !

Enfin, les jeunes Y et Z sont nés dans la crise économique permanente. Ils n’ont pas connu les fameuses 30 glorieuses et ont surtout été plus éduqués que toutes les autres générations. Autonomes, ils peuvent chercher l’information avant qu’on la leur fournisse.

 

Générations Y et Z : Qui sont-ils ?

Bien au-delà des ressources humaines comme décrit dans la vidéo du conférencier québécois Carol Allain, le choc des générations est global et impacte complètement notre société contemporaine.

Les clients issus des générations Y et Z, sont appelés les « digital natives », ceux qui sont nés ou ont grandi avec les nouvelles technologies. Pour eux, préciser « numérique » pour un appareil photo n’a pas de sens, car ils ne connaissent que le numérique et ne savent pas vraiment ce qu’est l’argentique !

Enfin, les jeunes Y et Z sont nés dans la crise économique permanente. Ils n’ont pas connu les fameuses 30 glorieuses et ont surtout été plus éduqués que toutes les autres générations. Autonomes, ils peuvent chercher l’information avant qu’on la leur fournisse.

 

Générations Y et Z : Pourquoi ces générations sont stratégiques pour les photographes ?

Les photographes souhaitent éduquer leurs clients sur leurs valeurs artistiques, mais également leurs valeurs « marchande ».

Cependant, ils ont de plus en plus de difficulté à « convaincre » et à « transmettre » leurs valeurs auprès de leurs clients potentiels.

Pourquoi ? Posez-vous simplement cette question :

Quel est l’âge moyen de la majorité de vos clients cibles : des futurs mariés, des femmes enceintes, des familles avec jeunes enfants, etc. ?

Vous en conviendrez que ces clients potentiels sont généralement issus des génération Y et Z.

Cependant les valeurs et méthodes que les photographes professionnels emploient pour leurs stratégies marketing et leurs méthodes commerciales sont généralement dites « traditionnelles », héritées de la fameuse génération des « Baby Boomers ».

 

Générations Y et Z : Leur vendre des fichiers numériques ?

De ce fait, l’un des premiers tabous du monde des photographes professionnels concerne donc la fameuse question des fichiers numériques. Car pour eux, la photo est forcément un fichier numérique qu’ils pourront exploiter à loisir pour différents usages et besoins.

Et aujourd’hui, c’est un non-sens et un mauvais buzz marketing de refuser de vendre des fichiers numériques pour un photographe professionnel.

Historiquement, la vente de fichiers numériques est souvent assimilée à la vente de négatifs. Et les photographes professionnels craignent la disparition de potentielles ventes additionnelles si importantes pour leur chiffre d’affaires et surtout pour leur rentabilité.

Cependant, refuser de telles ventes, c’est comme un poisson qui se mord la queue. Car même si cela choque certains photographes professionnels, la clientèle d’aujourd’hui souhaite avoir des fichiers numériques et trouvera des photographes qui leurs fourniront ce qu’ils souhaitent.

Le principal problème est au niveau de la prestation et de son prix. Car beaucoup de photographes pratiquent des techniques commerciales de la vente additionnelle :

  1. On propose au client un tarif de prise de vue « accessible à leur budget ».
  2. On présente les photos et on propose des produits à forte marge.

Si le client souhaite une image issue de cette prise de vue pourtant déjà facturée, il doit obligatoirement acheter un support, qui souvent est plus élevé que le prix de service de prise de vue…

 

Générations Y et Z : Toutes les marques se transforment, même celles du luxe. Pourquoi ?

La génération Y et le LuxeVoici un extrait du livre « La Génération Y et le Luxe » écrit par Grégory Casper et Darkplanneur.

Déjouant tous les a priori, la génération Y aime et achète du luxe. Mais en retour, elle exige que le luxe se transforme et s’adapte à elle.

Compulsifs et économes, fans et rebelles, classiques mais aussi modernes, ces nouveaux consommateurs sont cruciaux dans l’avenir des secteurs du luxe, de la mode et de la beauté.

Mais comment les comprendre, les conquérir, les fidéliser ?

(…) Nous croyons que la Génération Y n’envisage plus le luxe comme quelque chose d’obligatoirement cher. Elle remet en cause les anciennes définitions et imagine un nouveau luxe.

(…) Nous croyons que la Génération Y exige des marques de luxe un univers 100% premium, à un prix low-cost.

(…) Nous croyons que la Génération Y demande de la transparence aux marques et qu’il est normal pour elle que le luxe puisse à tout moment justifier son statut privilégié.

(…) Nous croyons que le meilleur ami de la Génération Y est son smartphone., ne pas le prendre en compte c’est l’oublier elle.

Les statistiques et les études de marché, comme ce livre pour toutes les industries du luxe, prédisent un avenir sombre pour les entreprises qui ne feront pas évoluer les pratiques marketing et commerciales traditionnelles héritées du passé.

Cependant, avec de nouvelles bases adaptées au présent et préparées pour le futur, en revenant sur les fondamentaux du métier de photographe, de meilleures perspectives pourraient renverser la tendance.

La mission du métier de photographe n’est pas la réalisation et la vente d’un produit/support photographique, mais bien et plus que jamais des services de création d’images et de souvenirs.

 

Comment adapter son entreprise face à l’inflation ? Se former et surtout être en action pour gagner la bataille

« Tout le succès d’une opération réside dans sa préparation. » ~ Sun Tzu, L’art de la guerre

Face à l’inflation, les chefs d’entreprise peuvent se former. Cela leur permettra d’être mieux préparés et d’ajuster les différents points qu’ils peuvent mettre en œuvre pour surmonter cette période.

PlancheContact a historiquement été fondé à l’occasion de la transition des outils photographiques des techniques argentiques aux technologies numériques par Samuel Malarik.

Depuis mai 2005, nous avons accompagné plus d’un millier de photographes à développer leurs entreprises. Soit plus 17 ans à mener notre mission avec nos offres d’outils, de services et de formations innovantes.

Face à cette nouvelle période de défis, nous vous proposons plusieurs formations. Celles-ci sont selon notre expérience utiles et adaptées à cette période d’inflation durable et aux conséquences inévitables :

Toutes ces formations peuvent bénéficier d’un financement par le FAFCEA ou d’autres organismes de financement de la formation professionnelle. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

Avec le FAFCEA, PlancheContact a un accord de subrogation de paiement. De ce fait, seul le reste à charge vous sera directement facturé. La partie financée par le FAFCEA étant facturée directement auprès de l’organisme.

Enfin, PlancheContact est un organisme de formation dont le processus est certifié Qualiopi. Un label qui est demandé par une majorité d’organismes chargés du financement de la formation professionnelle.

Partagez l'article

Samuel Malarik - Création de site internet pour artisan - PlancheContact - Agence web des artisans

Samuel Malarik

Issu de quatre générations d’artisans photographes, il a consacré 8 ans à la communication et au marketing web. En 2005, il crée PlancheContact pour aider artisans, commerçants et professions libérales à maîtriser les technologies web. Depuis, il a formé plus de 1250 entrepreneurs francophones à exploiter la puissance des nouvelles technologies.